Absence as lived in the village daily life between the faraway and the past: (An essay on the situation of Ano Ravenia, village in Epirus)


Colette Piault
Abstract

Ano Ravenia is a 600m altitude mountain village in Epirus: one hun­
dred and seventy inhabitants in 1978, nine school-children, cattle-
breeding is the main income source but most old people (fifty are
beyond 65l live from pensions and from money sent by those who
have left. What is then really a deserted village?
We could simply consider it as a mere reduced copy of yesterday's
lively village: less inhabitants, older ones, reduced output and
economic activity, empty or dilapidated houses. But, beyond these
demographic changes which necessarily entail economic changes—
both quantitative (in the output volume) and qualitative (in the
nature of the activities)—it is the whole balance of the village com­
munity which is at stake along with the very meaning ofits life (or its
survival).
Because, gradually, today's daily life finds its identity only through
a nostalgic reference to a finished past and its meaning in relation to a
faraway where its dynamic forces are now living.
Such a situation becomes evident during festivity periods which
temporarily bring back those who have left. For the village these are
privileged, lively and happy times: though very short, they are much
more important than its daily life. The village therefore is gradually
substituting to its own life another life alloted by the immigrants. The
villagers see themselves through their eyes. This new equilibrium
might be altered by the budding interest city-dwellers have in their
roots, an interest prompting them to purchase lots, build houses to
withdraw to for short periods and possibly to retire in.
Nobody can yet foresee the specificity of this new village where the
importance of temporary, younger and richer residents will be grow­
ing. But it will be another village.

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Author Biography
Colette Piault, CNRS, Université de Paris X, Nanterre

Colette Piatili, ethnologue et cinéaste, est née à Paris où elle a fait ses
études: Licence es Lettres, DES de Philosophie (1958), Doctorat de
Sociologie (1963). Elle a été Post-Doctoral Research Fellow à
l'Université de Californie (Berkley: 1963-64), et Chargée de cours a
l’Université dé Nanterre Paris X. à la fois en «Cinéma et Sciences
Humaines» et «Méthodes en Sciences Sociales» de 1969 à 1975. Elle
est entrée au CNftS en 1960 où elle occupe depuis 1963 le poste de
Chargée. De 1958 à 1967, elle a effectué plusieurs missions en Afri­
que Occidentale (Ghana, Niger. Côte d'ivoire) qui ont donné lieu à
des publications et à un film: «Contribution à l'étude de la vie quoti­
dienne de la femme Mawri», Eludes Nigériennes, No 10, CNRS,
1965, Prophétisme et thérapeutique: Alluri A tcho el lu Communauté
de Eregho, direction de l'ouvrage collectif et participation, Hermann,
Paris 1975. Film: «Albertine et Dorcas», 16mm, 20', couleurs, 1966,
Côte d'ivoire. Présentation contrastée du travail quotidien de deux
femmes. En même temps, et en liaison avec des travaux de linguisti­
que poursuivis à l'Université de Berkeley, elle a publié plusieurs ar­
ticles en France et aux Etats Unis sur l'analyse sémantique et l'utilisa­
tion des ordinateurs en Sciences Humaines, ce qui était également le
sujet de sa thèse. De 1969 à 1975. elle a travaillé en France, dans le
Pas de Calais sur les problèmes des jeunes et tout particulièrement sur
un semi-isolat, le Marais de Saint-Omer. Ces travaux ont abouti à
deux rapports (1971 et 1975) et à un film «Le Brouck», 16mm, 40',
NEB (1971) qui, réalisé avec de jeunes maraîchers, traite de leurspro­
blèmes socio-économiques. A partir de 1974, après un apprentissage
de la langue grecque, elle a commencé à travailler dans un village
d'Epire où elle s'intéresse particulièrement aux effets de la désertion
sur la vie et les structures villageoises. Elle effectue dans ce village une
mission annuelle depuis 6 ans et y a tourné deux films: Il «Ce n'est
pas tous les jours fête» 16mm, lh50, couleurs, synchrone. Tourné en
1978 et 79. il traite de l'alternance entre la monotonie de la vie quoti­
dienne et les moments de fête. Ce film sera achevé en 1980. 2) «Au fil
de l'aiguille», 16mm. 15' environ, couleurs, synchrone, en cours de
réalisation, porte sur les conversations de jeunes filles au village. Par
ailleurs, Colette Piault anime et dirige depuis 3 ans un Groupe
d'Ethno-Histoire de la Grèce (informel) qui regroupe à Parisdescher 

cheurs de diverses disciplines travaillant sur la Grèce. Elle coordonne
également avec Jean Charles Szurek une formation de recherche du
CNRS (RCP) que dirige Henri Mendras sur les Sociétés Paysannes
d'Europe Centrale et Balkanique. Elle est rattachée au Groupe de
Recherches Sociologiques du CNRS (Dir. Henri Mendras) établi à
l'Université de Nanterre-Paris X.

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